Politique de la ville

Engagement et Transformation des Quartiers prioritaires depuis 1973

Depuis 1973, la Politique de la Ville s’efforce de réduire les inégalités dans les quartiers prioritaires. Ces quartiers, souvent désignés comme zones d’éducation prioritaire (ZEP) ou quartiers difficiles, ont bénéficié d’importants financements pour soutenir les associations locales dans des domaines tels que le sport, la culture, l’insertion économique, la création d’emplois, la prévention de la délinquance et l’amélioration du cadre de vie à travers le Dispositif Social des Quartiers (DSQ).

De 1973 à 2014

Des initiatives pour le développement local

Durant cette période, les Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS) ont permis de structurer les interventions dans ces quartiers. L’objectif était de rassembler des partenaires autour des communes et des agglomérations pour gérer les enveloppes budgétaires et maximiser l’impact des actions entreprises. Initialement, les maires devaient soumettre leurs demandes de financement au préfet, mais à partir de 2014, de nouveaux paramètres ont été introduits pour éviter les fraudes et garantir une meilleure répartition des ressources.

Depuis 2015

Les Quartiers Politiques de la Ville (QPV)

En 2015, la réforme a redéfini les quartiers cibles en introduisant les Quartiers Politiques de la Ville (QPV). Ces quartiers doivent répondre à des critères précis : au moins 1000 habitants dans un environnement de 10000 habitants et un revenu médian inférieur à 12000 euros par an. Environ 1300 quartiers sont engagés dans ce dispositif. L’État a également décidé de transférer la gestion des fonds au niveau des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), comme les communautés de communes (COM COM), pour une approche plus décentralisée et efficace.

Les partenaires comprennent :
  • L’État,
  • La communauté d’agglomération (CASAS),
  • Les communes de Saint-Avold, Folschviller et Valmont,
  • Les bailleurs pour l’amélioration du cadre de vie,
  • La Cour des Comptes (CDC),
  • Le département et le conseil régional,
  • La CAF,
  • Les services de justice, préfecture, procureur de la République, tribunal d’instance,
  • L’éducation nationale et l’ARS (santé)

Tous ces partenaires s’engagent à signer le contrat de ville et à collaborer pour accompagner les structures locales dans la mise en œuvre d’actions concrètes.

Dépôt de dossiers et répartition des fonds

Les structures morales souhaitant obtenir des financements peuvent déposer leur dossier via la plateforme de l’État (Dauphin). Après une instruction technique, les fonds sont répartis par un Comité de Pilotage composé des élus et des signataires du contrat de ville.

Depuis 1973, la Politique de la Ville a su évoluer pour répondre aux besoins des quartiers prioritaires en France. Grâce à des partenariats solides et une gestion décentralisée, elle continue de réduire les inégalités et d’améliorer les conditions de vie de milliers d’habitants à travers des actions ciblées et coordonnées.